Comment photographier la lune

Comment photographier la lune

 Le lieu et le moment idéal pour photographier la lune

Pour déterminer le meilleur moment pour capturer la lune, il est recommandé d’utiliser des applications ou des sites web qui permettent de se renseigner sur :
La météo : il est préférable de sélectionner un moment où le temps est sec et où l’humidité est faible pour photographier la lune.
La brume atmosphérique : Lorsque vous regardez le ciel et que les étoiles semblent scintiller, vous avez de la brume atmosphérique, il faut que les étoiles soient nettes sans scintillement. Le lendemain d’une journée pluvieuse est souvent optimal. Il existe des applications pour voir la clarté du ciel à un moment donné.
Les phases lunaires : consulter un site comme pleine lune. org pour obtenir la date et l’heure de la phase lunaire que vous souhaitez immortaliser, que ce soit une pleine lune, une demi-lune ou un croissant, par exemple.
La Super Lune, un événement à saisir en image : La super lune survient lorsqu’une pleine lune est à son point le plus près de la Terre, se montrant ainsi plus vaste et plus éclatante. Ce phénomène est une occasion en or pour les photographes désirant capturer des images précises de notre satellite naturel. Ce phénomène arrive en général 2 à 4 fois dans une année.
Comment savoir à quel endroit la lune apparaît à l’horizon : des applications IOS ou ANDROID peuvent vous aider fortement dans ce sens.
Note : souvent les coordonnées sont exprimées en azimut, c’est-à-dire l’angle de visée par rapport au nord, par exemple. À savoir que la lune se lève à l’Est.

Les bonnes conditions :

On imagine qu’il est préférable de capturer la lune durant une  nuit  sombre, c’est une bonne manière de faire ressortir la lune sur un fond  sombre.  Cependant, vous pouvez explorer d’autres moments, comme au lever ou au coucher de la lune. Cela vous permettra de bénéficier d’un ciel plus éclairé. De plus, il est également possible de photographier la lune le jour, durant certaines périodes de l’année, ce qui peut donner lieu à de très belles photos .
Les conditions de prise de vue
Tout comme les étoiles, la lune est un corps céleste éloigné. L’atmosphère qui nous sépare de l’univers constitue une véritable barrière lumineuse et peut gêner la photographie. La pollution de l’air et de la lumière représente le principal obstacle pour les clichés du ciel. Pour cette raison, je vous conseille de planifier vos prises de vue depuis des endroits isolés, idéalement loin des agglomérations ou en hauteur dans les montagnes.


Les phases de lune


Empilement et turbulence atmosphérique

La turbulence atmosphérique peut donner à vos photos de la lune un effet flou ou ondulé, et ce même si ces dernières semblent nettes sur l’oculaire de l’appareil photo ou de la lunette. Elle est composée de multiples bulles de température et d’humidité différentes. Leurs indices optiques sont donc différents. Les rayons lumineux issus d’une étoile subissent des réfractions différentes et aléatoires en fonction de la zone d’atmosphère traversée.

Sur la vidéo ci-dessous, prise avec un trépied stable, et une mise au point manuelle, sans retoucher la mise au point durant cette vidéo, ouverture F14, vous pouvez voir les nuages, ce qui ne permet pas une mise au point fiable que ce soit en AF manuelle ou automatique, dans ces cas, vos chances de réussite sont très faibles de l’ordre de 1 %. Note vous pouvez également voir au début de la vidéo le tremblement lorsque je touche l’appareil pour effectuer un réglage.

Sur la vidéo ci-dessous prise avec un trépied stable, avec la mise au point manuelle, sans retoucher la mise au point durant cette vidéo, ouverture F14, je vous montre la turbulence atmosphérique cette turbulence est très variable et empêche une mise au point efficace, c’est pour cela qu’il faut faire une série de photo ou une vidéo de manière à tomber au bon moment. Pour mes photos de lune, je fais en général un minimum de 100 photos de manière à retenir que les meilleures, souvent 5 à 10 %. Nous parlerons du traitement par empilement plus tard.


Comment photographier la lune, le matériel, les réglages


Le matériel photographique :
Choisissez un boîtier avec un capteur full format, qui est préférable aux capteurs APSC.
Appareil APSC : il offre l’avantage d’ augmenter la focale de votre objectif, par exemple, un 300mm devient un 480mm, un 600mm devient un 960mm, un 800 mm devient un 1280mm. Par contre vous perdez en luminosité.

Ci-dessous, la comparaison avec un capteur full format (24X36mm) et un capteur APCS Canon qui est de 1.6 la norme APSC varie légèrement suivant le fabricant.

Utilisez un trépied pour maintenir l’appareil en position stable. Sur les trépieds vous avez souvent la possibilité d’accrocher un poids pour augmenter la stabilité, mais faites attention à ce qu’il ne se balance pas. J’utilise un poids posé au sol avec un tendeur relié au trépied.
Si vous avez un appareil photo avec des objectifs interchangeables, optez pour une focale longue (au-dessus de 300 mm) afin de capturer des détails de la lune.
Envisagez d’employer une télécommande sans fil pour réduire les vibrations de l’appareil. Si cela n’est pas faisable, le mode retardateur peut  également servir ce but !

 Les réglages de l’appareil photo

Ouverture : Choisissez l’ouverture qui donnera la meilleure qualité d’image avec  votre  équipement. En général toutes les optiques ont un très bon rendu en fermant le diaphragme de 3 crans. Par exemple une focale qui ouvre au maximum à F 1,8 le meilleur piqué sera à F4.
Pour la lune j’utilise un objectif Canon de 500mm avec un multiplicateur X2, ce qui donne un 1000mm, il est conseillé de fermer à F11. J’utilise également le multiplicateur X2 plus un multiplicateur de X1,4 ce qui donne un 1400mm avec une ouverture est F13 à F14, il faut dans ce cas obligatoirement monter en ISO.
Vitesse d’obturation : Il est important de garder à l’esprit que la lune est un objet en mouvement constant par rapport au soleil et à la terre. Il est donc essentiel de réduire au maximum la durée d’exposition afin de minimiser le « flou de bougé ». Cela devient encore  plus crucial et évident avec de longues focales. Plus la focale est étendue, plus le mouvement sera visible. Je recommande de ne pas descendre en dessous de 1/150ème de seconde. Bien sûr, cette vitesse doit être ajustée selon la focale et l’éclairage de la scène. Vitesses et focales: suivant la focale voici les vitesses conseillées – 200 à 300 mm = 1/150è – de 300 à 500mm = 1/250è – de 500 à 1000mm = 1/300è – de 1000 à 1500mm = 1/400è. Ces valeurs sont données avec un trépieds, sans stabilisation.
Mode d’exposition
Je place la Lune au centre du cadre et j’utilise la mesure pondérée centrale ou spot. Je prends toujours des images en RAW pour travailler en post-traitement par la suite, vérifier l’exposition : l’idée est de jouer sur la lumière pour mieux révéler le relief.
ATTENTION : pour les photos de lune, méfiez-vous de la surexposition…
Mise au point: AF manuelle pour les petites focales et en automatique pour les très longues focales.
Quel mode choisir: pour garantir un bon contrôle de l’exposition de l’image, je vous  suggère  d’opter pour le mode Manuel, le mode manuel vous donne un  contrôle complet sur les réglages, mais il peut parfois être difficile à maîtriser pour les novices.  Une alternative intéressante est le mode Priorité à l’ouverture : vous définissez l’ouverture et les ISO que vous souhaitez, et l’appareil ajustera la vitesse d’obturation pour vous. Cela vous assure d’obtenir une photo bien exposée! À noter, si vous choisissez ce mode, vérifiez bien la vitesse déterminée par l’appareil afin qu’elle ne dépasse pas les valeurs mentionnées dans la section « vitesse ».
Ajustez l’ouverture, moins 3 spots (-3 crans), entre f8 et f11 pour un objectif de 1000 mm, F14 pour un 1400mm.
L’obturateur: Obturation sur hybride : sur les APN hybrides, vous pouvez activer l’obturateur électronique, ce qui évite les vibrations. Vous avez également L’obturateur électronique 1er rideau qui offre l’avantage de ne pas avoir de vibration et moins de bandes (effet rolling shutter). s Attention au miroir : Sur les reflex le miroir se relève ce qui crée des vibrations, il est important de désactiver cette fonction. Réglage de l’AF: pour des petites focales AF manuel, pour un 1400mm AF le collimateur spot. Mesure de la lumière: mesure spot, ou pondérée centrale. Il faut vérifier le résultat ensuite, examinez l’histogramme. Examinez la photo prise et modifiez la vitesse ou les ISO vers le haut ou vers le bas afin de réaliser l’image idéale. Il est préférable de sous-exposé légèrement.
Positionnez les ISO aux alentours de 300 si possible.
Faire une série de photos, car la mise au point est très délicate et n’est pas toujours constante sur les très longues focales, la clarté atmosphérique perturbe la Mise au point . Sur une série de 30 photos, j’ai en général 1 à 2 photos parfaitement nettes, Le mode rafale permet de faire une série de photo, ce qui permet de choisir les meilleurs. Vous pouvez également faire une vidéo.
Si c’est possible, vérifiez l’exposition mesurée par l’appareil et examinez l’histogramme. Examinez la photo prise et modifiez la vitesse ou les ISO vers le haut ou vers le bas afin de réaliser l’image idéale. Il est préférable de sous-exposé légèrement.
Mettez en marche le temporisateur sur dix secondes pour prévenir le flou de mouvement et appuyez sur le bouton de déclenchement!  Il est préférable d’utiliser un déclencheur sans fil.

Autres éléments techniques importants 

Stabilisation du boîtier et de l’objectif : si vous photographiez avec un trépied (ce que je recommande vivement), désactivez toutes les stabilisations. Si vous n’avez pas de trépied et que vous souhaitez prendre des photos à main levée, maintenez la stabilisation activée et augmentez la vitesse au-delà de 1/200 ainsi que les ISO pour éviter le flou de mouvement. Si vous avez un trépied avec un crochet, il est destiné à fixer un poids pour augmenter la stabilité
comment faire la mise au point : Pour des focales inférieures à 200mm, optez pour le mode manuel afin d’obtenir une mise au point précise. De plus, en conditions de faible luminosité, l’autofocus de votre appareil risque de rencontrer des difficultés pour effectuer une mise au point adéquate. En mode automatique, il est recommandé d’utiliser le collimateur de type spot, ou le central assisté.
Note : sur les très longues focales (1400mm) la mise au point manuelle est pratiquement impossible, car les vibrations sont trop fortes, il faut utiliser le collimateur spot qui est le plus efficace.

Photo trop lumineuse : la lune apparaît éclatante, ce qui entraîne une perte des détails de sa surface. La solution : accélérer la vitesse d’obturation ou diminuer les ISO.
Photo trop sombre : la lune est peu éclairée, ce qui fait disparaître les détails de sa surface. La solution : ralentir la vitesse d’obturation ou augmenter les ISO.
Concernant la focale : la lune est un corps céleste éloigné et compliqué à voir en détail depuis notre planète. Je vous suggère d’utiliser la focale la plus longue possible pour capturer de beaux détails de la lune. Vous pouvez utiliser des multiplicateurs de focale, ce qui permet d’augmenter la puissance de votre téléobjectif. Bien qu’il soit possible de recadrer l’image lors du post-traitement,  cela entraînera une perte significative de pixels. L’idéal est de travailler avec un objectif de 500 mm ou plus.

Les multiplicateurs de focale: Il faut faire attention que votre optique soit lumineuse car ils réduisent la luminosité, par exemple un multiplicateur de 1,4 réduits la luminosité de 1 diaphragme, un doubleur de 2 diaphragmes, ce qui peut empêcher l’AF de faire la mise au point en automatique, et en manuelle elle est parfois très compliquée sur les longues focales. Note: méfiez-vous des longues focales bon marché, elles sont souvent peux lumineuses, avec des ouvertures à F8, F9 ce qui oblige à monter les ISO, et parfois l’AF n’arrive pas à faire la mise au point.


Résumons les bonnes conditions pour photographier la lune 

Choisir le bon moment : examiner la météo, la phase de la lune et sa position dans  le ciel, la clarté du ciel.
Préparez votre objectif avec la plus longue focale disponible (ou zoom).
Fixez votre appareil photo sur un trépied robuste et désactivez la stabilisation. Vous pouvez Fixez un poids sur votre trépied en général les trépieds ont un crochet.
Placer l’objectif en mise au point manuelle pour les petites focales et en automatique pour les très longues focales.
Réglez l’appareil photo en mode M
Ajustez l’ouverture, moins 3 spots (-3 crans), entre f8 et f11 pour un objectif de 1000 mm, F14 pour un 1400mm.
Sur un reflex il faut verrouiller le miroir, sur un hybride l’obturation 1er rideau électronique évitte les vibrations Réglage de l’AF: pour des petites focales AF manuel, pour un 1400mm AF le collimateur spot. Mesure de la lumière: mesure spot, ou pondérée centrale. Il faut vérifier le résultat ensuite mode Réglage de la vitesse: 1/300è pour une focale de 1000mm, 1/400è pour une focale de 1400mm.
Et positionnez les ISO aux alentours de 300 si possible.
Faire une série de photos, car la mise au point est très délicate et n’est pas toujours constante sur les très longues focales, la clarté atmosphérique perturbe la Mise au point . Sur une série de 30 photos, j’ai en général 1 à 3photos parfaitement nettes, Le mode rafale permet de faire une série de photo, ce qui permet de choisir les meilleurs. Vous pouvez également faire une vidéo.
Si c’est possible, vérifiez l’exposition mesurée par l’appareil et examinez l’histogramme. Examinez la photo prise et modifiez la vitesse ou les ISO vers le haut ou vers le bas afin de réaliser l’image idéale. Il est préférable de sous-exposé légèrement.
Mettez en marche le temporisateur sur dix secondes pour prévenir le flou de mouvement et appuyez sur le bouton de déclenchement!  Il est préférable d’utiliser un déclencheur sans fil.


Le traitement logiciel des photos de lune


Le traitement des photos de lune
Je ne vais vous expliquer comment traiter les photos de lune avec deux méthodes :
1ère – Le traitement avec des logiciels photos classiques
2ème – Le traitement avec des logiciels utilisés en astrophotographie ne vais pas mettre en avant un logiciel précis, pour information, je travaille avec affinity photo et DXO photo lab.

Ci-dessus vous avez le résultat de trois traitements, avec les mêmes images.

Le cadrage de la lune

En général, nous n’avons pas un objectif assez puissant pour que la lune occupe une grande partie de l’image. Pour éviter que la lune ne soit trop petite sur votre photo, il faudra procéder à un recadrage. Faites attention à ce que votre photo ait suffisamment de pixels pour l’utilisation que vous allez en faire, plus vous agrandissez la photo, plus vous perdez en définition.
Si vous possédez une focale puissante, le problème de la résolution ne se pose pas.

Pour exemple voici une photo recadrée
A) photo originale non recadrée de 5472 X 3468 pixels, soit un tirage de 54 X 34 cm
B) photo recadrée de 1842 X 1842 pixels, soit un tirage de 18 X 18 cm, vous voyez que plus vous cadrez serré, plus vous perdez en résolution.

Traitement avec les logiciels photo classiques


L’exposition : pour ajuster la luminosité globale de l’image.
Les hautes lumières (tons clairs) : si certaines parties de la lune paraissent trop blanches et affichent peu de détails, réduisez la lumière pour récupérer des détails dans les tons clairs (si les zones ne sont pas toutes blanches, « cramées »).
Les tons foncés: si les zones sombres vous paraissent trop foncées ou trop claires, augmentez la lumière dans les zones foncées, ou réduisez la lumière le cas échéant.
Blancs extrêmes : ce curseur agira principalement sur les blancs (tons très clairs). Un peu comme avec les hautes lumières, faites glisser le curseur vers la gauche pour réduire l’écrêtage des tons clairs.
Noirs extrêmes : ce curseur agit principalement sur les noirs (tons très foncés). En glissant le curseur vers la gauche, vous pourrez par exemple rendre plus noir le ciel entourant la lune.
Balance des blancs : Si la couleur principale de la lune ne vous plaît pas, modifiez soigneusement la balance des blancs.Sinon, choisissez une démarche plus artistique en sélectionnant une autre teinte (lune plus « argentée », « rousse » ou « cuivrée » comme elle peut parfois apparaître)…
Souvent je mets ma photo en noir et blanc, car je trouve que les détails ressortent mieux
Contraste et netteté : Pour faire ressortir le relief de la lune et atténuer le voile atmosphérique, vous pouvez jouer sur les réglages suivants :
Contraste : vous pouvez augmenter le contraste global de la photo (ne pas trop forcer sur le contraste).
Clarté ou micro contraste: en agissant sur les micros-contrastes, ce curseur sera particulièrement efficace accentuer le relief de la lune. Je vous conseille de zoomer pour voir le résultat.
Netteté : vous pouvez ajouter de la netteté à l’image, vous trouvez en général des réglages nommés netteté de l’optique ou netteté globale.

Note :
Lors du post-traitement de votre photo, attention à ne pas pousser les réglages trop fort



Le traitement avec des logiciels utilisés en astrophotographie

Vous pouvez améliorer considérablement la qualité de vos photos en utilisant la méthode de l’empilement de plusieurs photos les unes au-dessus des autres.
Vous pouvez utiliser des calques ou des logiciels spécifiques de focus stacking, mais le résultat est moyen.
J’ai commencé par ces logiciels, le résultat est bon, ensuite je suis passé aux logiciels d’astrophotographie.
Pour le traitement des astres et de la lune, vous avez une grande quantité de logiciels gratuits ou payants pour manipuler vos photos.
Ces logiciels font le traitement de la manière suivante :
Alignement des photos, n’oubliez pas que la lune est toujours en mouvement.
Ensuite l’empilement des photos ou d’un film, il va choisir automatiquement les meilleurs photos.
Et pour finir, un logiciel de renforcement des contrastes de la netteté du gamma de manière à sortir une image de très bonne qualité.

Ci-dessous deux exemples

1 seul photo

3 photos assemblées

Explications sur trois logiciels d’astrophotographie que j’utilise pour mes traitements.

1er logiciel – PIPP : PIPP est un outil de prétraitement. Il est utilisé pour préparer les vidéos (ou séquences d’images) de la planète, de la Lune ou du Soleil avant de les empiler avec un autre logiciel spécialisé (comme AutoStakkert ou Registax). Son objectif est d’optimiser les données pour faciliter et accélérer le travail du logiciel d’empilement. En résumé, PIPP est l’étape de préparation indispensable en imagerie planétaire.

2e logiciel – Autostakkert: C’est un logiciel gratuit (pour usage non commercial) essentiel en astrophotographie, particulièrement conçu pour le traitement des images de planètes, du Soleil et de la Lune. Son objectif est de créer des images de haute qualité à partir de séquences vidéo (ou de nombreuses images individuelles) capturées au télescope, en minimisant l’impact de la turbulence atmosphérique (le « seeing »).
Le processus d’autostakkert résumé
Chargement
de la vidéo (ou des images).
Sélection
du mode (Planète ou Surface pour la Lune/Soleil).
Analyse
de la qualité des images par le logiciel.
Placement des « Points d’Alignement » (AP) pour indiquer les zones à utiliser pour le centrage.
Empilement (Stack) en ne retenant que les meilleures images.
Résultat : Une image composite plus nette, prête pour le post-traitement (généralement la netteté, effectuée dans un autre logiciel comme RegiStax ou Photoshop).
En bref, il s’agit de la première et de la plus cruciale étape pour obtenir des clichés détaillés des objets de notre système solaire.

Avec autostakkert les paramétrages sont très importants : qualité, planète ou surface, nombre de photos, etc. Vous avez ci-dessous un exemple avec une sélection de 2 ou 3 photo à gauche et 8 photos à droite.


3e logiciel – AstroSurface est un logiciel gratuit pour le traitement d’images et de vidéos astronomiques, notamment en planétaire (Lune, planètes) mais aussi pour le ciel profond (nébuleuses, galaxies).
Voici un résumé de ses fonctions principales :
Traitement et Amélioration : L’image empilée est ensuite affinée à l’aide d’outils spécifiques :
Ondelettes (Wavelets) : C’est un outil crucial pour accentuer les détails fins (haute fréquence) des planètes, de la Lune ou du Soleil.
Sharpening (Netteté) et Déconvolution : Pour améliorer le contraste et la résolution.
Réduction du Bruit : Pour nettoyer l’image.
Ajustements de Couleurs et de Contraste : Outils basiques comme la luminosité, le contraste et le gamma pour finaliser l’image.
En bref, AstroSurface est un outil tout-en-un puissant et gratuit pour l’astrophotographie, permettant d’aligner, d’empiler et de traiter les images brutes capturées via des caméras astronomiques.
Ci-dessous voici deux photos, celle de gauche par traitement classique, et celle de droite par empilement

Voici la même photo en noir et blanc et en couleur .

Traitement minéral de la lune

Le traitement minéral permet de faire ressortir les couleurs des minéraux de la lune. Les infimes informations couleurs, non perceptibles par notre œil, les tons brunâtres proviennent de minerais de fer, et les tons bleuâtres de minerais d’oxyde de titane.

Cette vidéo vous montre comment traiter une photo TIFF avec Afinity photo, pour faire ressortir les couleurs. La photo de droite vous montre le résultat.

Ci-dessous une photo retouchée avec 3 logiciels d’astrophotographie

Quelques photos de la lune